3 juin 2007

Penser le quotidien

Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il ? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun, l'ordinaire, l'infra-ordinaire, le bruit de fond, l'habituel, comment en rendre compte, comment l'interroger, comment le décrire? Interroger l'habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l'interrogeons plus, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s'il ne véhiculait ni question, ni réponse, comme s'il n'était porteur d'aucune information.

4 commentaires:

Jesuis a dit…

Penser le quotidien représente la simple volonté d'émettre un murmure distancié dans le brouhaha du monde.
Proposer une alternative individuelle, un pas de côté propice à la réflexion critique, face à l'agitation permanente...

leucht a dit…

me gustó mucho tu blog, desde el nombre es genial

Lilith Nyx a dit…

Ce n'est pas que tu détestes les hommes, pourquoi les détesterais-tu ? Pourquoi te détesterais-tu ?...
Je mets un tableau sur le mur. Ensuite, j'oublie qu'il y a un mur. je ne sais plus ce qu'il y a derrière ce mur, je ne sais plus qu'il y a un mur, je ne sais plus que ce mur est un mur, je ne sais plus ce que c est qu'un mur. Je ne sais plus que dans mon appartement, il y a des murs, et que s'il n y avait pas de murs, il n'y aurait pas d appartement. Le mur n'est plus ce qui délimite et définit le lieu où je vis, ce qui le sépare des autres lieus ou les autres vivent, il n'est plus qu'un support pour le tableau. Mais j'oublie aussi le tableau. Je ne le regarde plus, je ne sais plus le regarder. J ai mis le tableau sur le mur pour oublier qu'il y avait un mur, mais en oubliant le mur, j'oublie aussi le tableau. Les tableaux effacent les murs.
Perec

Martín Cid a dit…

Enhorabuena por el blog. Lo de combinar dos idiomas es precioso